Salut la companie!
Ce n’est pas parce que les fêtes sont finies qu’il faut être morose. Oui, c’est sûr c’est la rentrée, ça caille, faut se lever le matin, prendre le métro et bosser. Alors pour retenir encore quelques instants ces moments de fêtes, voici le compte-rendu de mes Noëls anglais et français.
Il y a quelques mois j’avais proposé à mes colocs d’organiser trois Noëls traditionnels. Un anglais, un australien et un français (suivant nos trois nationalités). Ils ont été enchantés par l’idée et après avoir enfin réussi à fixer trois dates où les cinq pouvaient être là en même temps, nous avons pu gouter aux bons repas traditionnels de chacun de ces pays.
Nous avons commencé par l’Angleterre. Christian et Natasha ont dégoté non sans mal une dinde énoooorme (la seule dans tout le sud de Londres, un 22 novembre, oui on a commencé Noël super tôt). Donc une dinde énoooorme avec des choux de Bruxelles (ils sont fous ces Anglais), des carottes, des pommes de terre et des patates douces roties au four. Miam! Il y avait aussi l’inévitable “gravy” qui est une sauce d’accompagnement des viandes assez épaisse et dont ils ne semblent pas pouvoir se passer. Le dessert, lui, était le traditionnel Christmas Pudding, genre de gâteau aux fruits confis supposé être resté un an sous l’évier, mais celui là venait du supermarché, ouf. Je ne m’attendais pas à grand chose de fameux, et bien j’ai été agréablement surprise!
Le tout était accompagné de bons vins choisis avec précaution par le frère de Bron, oenologue et vendeur de vin. La salle à manger avait pris un air de fête: ambiance guirlandes et bougies. Et nous avons eu droit aux crackers: ce sont de grosses papillottes qui lorsqu’on les tire font exploser un pétard. A l’intérieur se trouve un petit jouet genre toupie ou billes et une couronne de couleur en papier à se mettre sur la tête et à garder toute la soirée. Evidemment, on a l’air idiot, mais vu qu’on la porte tous, c’est marrant. Mes photos sont malheureusement ratées, donc je ne peux pas vous montrer nos têtes de vainqueurs.
Quelques mois plus tard ça a été mon tour. Evidemment la pression était haute pour la française de la maison. Il fallait leur montrer que oui c’est vrai on sait cuisiner! (Moi qui ait vécu toute mon enfance de plats surgelés…) Je suis donc allée au meilleur supermarché du coin pour être sûre de trouver les meilleurs produits. Le menu était donc le suivant: en entrée foie gras et rouleaux de pruneaux au bacon grillés au four, en plat de résistance des cailles rôties aux raisins accompagnées et marrons et haricots verts. On a enchaîné sur une pause leçon de tarot parce que nos estomacs nous criaient stop. On a repris par un plateau de fromage français et de la salade verte (ce qui a beaucoup étonné l’un des colocs: “comment ça de la salade avec le fromage?”), et en dessert des poires belles hélènes (pas la peine de dire que je me suis ratée sur le chocolat noir à faire fondre).
Là j’ai envie de dire miam!
Il nous reste le dîner australien que nous ferons finalement fin janvier, pour l’Australian Day. Je vous le raconterait à ce moment là…
Et puis, je suis rentrée en France ces deux dernières semaines et j’ai eu le plaisir de voir mes zamis et ma famille. Du petit Noël à 3 avec Maman et Frérot au grand Noël à Nantes du côté paternel avec les 18 cousins, oncles, tantes, grands-parents et “pièces raportées”, tout a été absolument formidable, amusant, touchant et réconfortant. Isn’t it what Christmas is all about?
