The London Call

Don’t want no drama

novembre 7, 2009 · 2 commentaires

Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que le théâtre est ma grande passion. C’est pour moi un véritable défouloir et une façon de me détendre en jouant des rôles bien loin de ma personnalité.

Petit historique.

J’ai commence le théâtre a huit ans après avoir supplié ma mère de m’inscrire dans un groupe pour enfants après un stage pendant des vacances. Je suis restée dans cette troupe pendant plusieurs années, me faisant pleins d’amis, apprenant pleins de choses et en jouant les pièces de notre prof auxquelles, il faut le dire, on ne comprenait pas grand-chose (c’était du théâtre qu’on appelle ‘absurde’). Vers 13/4 ans, je me suis rebellée avec le reste du groupe genre ado qui se croit trop maligne. On a décidé qu’on ce n’était plus assez bien pour nous et qu’on préférait aller ailleurs.

Et pourtant il a fallu que j’attende d’être en Première pour que ma mère accepte de me payer des cours dans une école “prestigieuse” à Paris dont je ne révèlerais pas le nom. Je n’aurais jamais autant appris que pendant cette année. Ni Molière ni les auteurs contemporains n’avaient de secret pour moi. Malheureusement je ne me suis pas du tout entendue avec le reste du groupe qui m’apparaissaient comme des fils et filles a papa qui se fichent complètement d’être là malgré le prix des cours. Moi, j’étais motivée, je voulais vraiment apprendre et je ne voulais pas que ce soit de l’argent jeté par les fenêtres.

L’année s’est terminée, mes résultats médiocres au bac de français ne m’ont pas donne l’autorisation de continuer. J’ai donc du attendre mon année en Irlande (à 20 ans) pour recommencer. Là, j’ai joué en anglais une pièce écrite et dirigée par une autre étudiante :  un genre de Cendrillon moderne. Je me suis beaucoup amusée.

De retour a Paris, j’ai encore une fois du m’abstenir car mes horaires d’étudiante ne me permettaient pas de m’engager a un horaire régulier toutes les semaines. Encore une fois, j’ai du ronger mon frein.

Et me voila maintenant a Londres, avec du temps et un peu d’argent. J’ai donc décidé de m’inscrire a un cours pour français et en français, tous les jeudis soirs.

J’ai eu deux cours pour l’instant et les choses s’annoncent plutôt bien. Jusqu’à présent on a surtout eu une grande dose d’exercices pour se préparer au travail de texte et aux improvisations. Il y a beaucoup de débutants, mais ça permet de bien revoir les bases et d’apprendre de nouvelles choses en passant. Le groupe est très sympathique et personne ne se connaissait avant, ce qui facilite l’échange. J’ai hâte de retourner au prochain cours ou nous allons travailler sur le premier texte de l’année.

Bon et bien je vous laisse, j’ai un texte a apprendre ! :-)

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Chui vachement culturée

juillet 18, 2009 · 2 commentaires

L’un des passe-temps favoris des Londoniens et des touristes à Londres est d’aller au spectacle. Comme toute grande ville qui se respecte, Londres abrite un grand nombre de salle de théâtre, spectable ou concert. On entend régulièrement parler du ‘West End’ qui regroupe la majorité des théâtres de la ville.

J’ai dernièrement eu la chance de voir un certain nombre de spectacles de nature et de qualité assez variées.

Pour une soirée rock: je vais régulièrement au Dublin Castle, un pub dans Camden, qui propose une petite scène avec des groupes inconnus qui jouent tous les soirs dans l’espoir de se faire une réputation. Il y a de tout. Du bon rock qui bouge, de la classique brit pop, des choses étranges et de rares groupes qui ne valent pas le coup. Après que les quatre ou cinq groupes de la soirée aient joué, la salle se transforme en boite de nuit et le DJ ne joue que du rock. La programmation dépend du DJ, donc forcément ça peut être très bien ou très moyen. Mais globalement c’est au Dublin Castle que j’ai passé les meilleures soirées. L’autre salle de ce genre à noter est le Water Rats pres de Kings Cross St Pancrass. L’atmosphère est un peu moins chaleureuse, mais c’est une bonne adresse pour aller écouter un concert et boire un verre.

J’ai aussi été à deux concerts à l’O2 Arena, une gigantesque salle de concert à Greenwhich qui peut abriter 23 000 personnes. J’y ai vu Metallica et les Kings of Leon. Deux concerts très différents (!) où j’étais placée si haut qu’il était difficile de distinguer autre chose que des petites fourmis très loin là-bas sur la scène. Mais néanmoins c’était vraiment très sympa.

Pour une soirée marrante: il y a beaucoup de comédies musicales jouées à Londres. C’est l’un des plus grands succès à Londres. De Dirty Dancing à Chicago en passant pas Grease et Billy Elliot. Je n’ai vu que Dirty Dancing et je dois dire que j’ai été assez déçue. Très ringard et pas crédible, heureusement que je n’avais pas acheté le billet moi-même! Celle dont tout le monde parle est The Lion King, la comédie musicale du dessin animé Le Roi Lion, qui fait un vrai tabac. J’ai prévu d’y aller avec ma copine Caroline dès qu’on aura un peu de sous.

Côté théâtre, j’ai été voir une pièce de théâtre de Woody Allen, jouée en français, par ce qui semblait être une troupe amateur. D’ailleurs, je vais me renseigner pour savoir s’il y en a d’autres de ce type, j’aimerais beaucoup en faire partie.

Pour une soirée classique: direction le Barbican ou le Royal Opera House. Le Barbican propose régulièrement des concerts classiques. J’ai été voir la cinquième symphonie de Beethoven. Et le Royal Opera House propose… ben oui, des opéras. J’ai été voir La Tosca de Puccini, invitée pas la mère de Jon. C’était la première fois que j’allais à un opéra et je dois dire que j’ai beaucoup aimé. Il y avait des sous-titres et j’avais lu l’histoire avant de venir, donc j’ai pu suivre le déroulement (assez simple) de l’histoire. Les voies des chanteurs étaient vraiment incroyables et j’ai particulièrement aimé l’interprète féminin qui jouait Tosca. Avec Caro et Alex nous avons prévu d’aller voir d’autres concerts classiques (Mozart en particulier) et opéras (Othello) d’ici la fin de l’année.

Voilà pleins d’idées pour une bonne soirée à Londres alors faites moi signe si vous voulez venir passer un petit/grand weekend!

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Grève

juin 10, 2009 · 5 commentaires

Etat des lignes de métro

Etat des lignes de métro

Aujourd’hui les cheminots de Londres ont décidé de copier une tradition ancestrale française: la grève.

Sauf qu’ils ne la font pas qu’à moitié comme chez nous. Ici, pas de service minimum, toutes les lignes sont touchées, soit totalement fermées, soit juste un peu pour nous embêter, soit tellement emcombrées que tu ne peux pas approcher le quai à moins de 20 mètres.

Au boulot tout le monde s’est organisé pour prendre un taxi, organiser une marche en groupe depuis une station de train, ou encore tenter l’aventure en bus ou en train de banlieue.

Moi j’ai fait la maligne et je suis restée bosser chez moi toute la journée, en pensant fortement à cette mémorable journée de février où la neige avait paralysé Londres et où tout le monde était rester chez soit pour faire des batailles de boules de neige… pardon, travailler.

Bosser à la maison, c’est marrant sauf pour:

- ma ligne, vu que j’ai passé la journée à bouffer des carambars

- mes dents, vu que j’ai passé la journée à bouffer des carambars

- mon dos, vu que ma chaise est vraiment pourrie

- mon travail, vu que le système est lent et il te manque toujours des documents…

Mais bon, c’est quand même super sympa vu que:

- j’ai mangé des carambars toute la journée

- j’ai quand même réussi à faire pleins de trucs sur ma ‘to do list’

- j’étais au calme (pas d’open space, je controle le niveau sonore)

- j’ai pu me faire un bon déjeuner

Demain, ils parlent de remettre ça. Moi ça me dérange pas, mais j’ai plus de carambars…

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En avril tu boieras du champagne, en mai tu diras bye-bye

mai 21, 2009 · 4 commentaires

Avril a apporté son lot de célébrations et de bonnes nouvelles.

Le 15 avril, j’ai fêté les un an de mon arrivée à Londres. Souvenez-vous, en avril 2008, j’arrivais bagages sur le dos chez Marie-Pierre, sans boulot et sans appart. Quel chemin parcouru depuis! J’ai cette fameuse double impression qu’un an c’est à la fois beaucoup: “déjà un an!!” et pas beaucoup: “seulement un an?”.

J’ai aussi fêté les un an de mon arrivée à l’agence, avec bouteille de champagne à la clé. J’ai le sentiment d’avoir énormément progressé en un an, aussi bien au niveau de mes compétences professionnelles qu’en anglais. L’accent irlandais légèrement embrumé de bière a laissé place à l’accent posh britannique. Mon vocabulaire d’expressions courantes et d’affaires a doublé de volume. Je n’ai plus la trouille avant d’entrer en réunion “Mon dieu, est-ce que je vais arriver à comprendre ce qui se passe aujourd’hui?”. Mes collègues en oublient que je suis française et c’est tant mieux!

Pour me remercier de tout ce travail acharné (!), l’agence a décidé que je méritais bien une promotion. Je passe d’Account Assistant à Account Executive. En gros, je prends petit à petit plus de responsabilités et je suis davantage en contact avec les clients. Je n’ai personne pour me remplacer au poste d’avant pour l’instant, donc je continue de jouer les doubles casquettes. J’ai aussi une augmentation de salaire de 10%, ce qui fait très plaisir par les temps qui courent.

Avec tout ça, ma consommation de champagne a légèrement augmenté :)

En mai, il y a eu des arrivées et des départs. Véro, une fille que j’ai rencontré pendant mes études à Paris est venue s’installer. Et Marie-Pierre s’en va pour s’installer à Vancouver avec son copain.  Du coup, on a forcément fait les trois millions pots nécessaires, le pot de bienvenue, le pot d’aurevoir, le pot de re-aurevoir, le pot de ‘je te présente mes potes’, etc. Par contre, on n’a pas carburé au champagne, même les traders de la City ne peuvent plus se payer ça (quoi que…).

J’ai aussi fait un petit séjour en amoureux à Bruges. J’ai beaucoup aimé cette petite ville avec ses canaux, ses rues piétonnes pavées et ce calme, quel dépaysement! Evidemment, on a mangé des chocolats et bu de la bière (non pas les deux en même temps, c’est dégueulasse). Jon a gouté pour la première fois à la fondue savoyarde, un régal. Quelques photos pour la route, parce que vous êtes sympa, si vous ne les avez pas déjà vues sur Facebook:

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Bouffe, neige et compagnie

mars 11, 2009 · 4 commentaires

Il s’en est passé des choses depuis Noël!

D’abord fin janvier à l’occasion de la fête nationale australienne, mes colocs de la nationalité susnommée ont organisé un barbecue. Oui oui, un barbecue un 26 janvier, c’est le repas traditionnel pour cette fête… enfin remarque c’est même le repas traditionnel tout court. On a eu un peu peur parce qu’il avait plu toute la journée, mais on a quand même réussi à se faire griller une tonne de nourriture: poissons et langoustes énormes accompagnées de salades en tout genres.

Une semaine plus tard, le 2 février, nous avons eu un ’snow event’: les britanniques n’avaient pas vu autant de neige tomber depuis 18 ans. Du coup, le pays (surtout Londres) est resté paralysé pendant 24 heures. Les métro et les bus ne fonctionnaient pas et six millions de personnes n’ont pas pu se rendre au travail. Le journaux ont parlé de millions de chiffres d’affaire perdu ce seul jour. De mon côté, je suis restée travailler à la maison, mais j’ai quand même profité de ma journée en faisant une bataille de boule de neige et les colocs ont fait un bonhomme de neige dans le jardin.

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Le 14 février, c’était la Saint Valentin, alors j’en profite pour vous parler de Jon (Jonathon de son vrai prénom, oui avec un o, cherchez pas), néo-zélandais de son état et mec absolument génial que j’ai rencontré fin Novembre et avec qui les choses vont très bien. Donc ce soir là, nous avons été dîner au restaurant français Le Café du Jardin à Covent Garden. Miaaaam!!

Le 22 février, on a fêté comme il se doit le Pancake Day avec les colocs. Je leur ai aussi expliqué que les crêpes pouvaient se manger avec d’autres choses que simplement sucre-citron, même si d’accord c’est super bon.

Fin février, mon père et mon frère sont venus pour la première fois me rendre visite à Londres. Au programme: lever aux aurores (8h30), et visite d’un max de trucs en 3 jours. Pourtant on n’a pas marché au pas de courses, mais on a quand même réussi à voir un nombre de choses incroyable dans Londres. On s’est aussi fait super plaisir avec de la bonne bouffe typiquement britannique: chinois, indien, belge et américain…

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Présentation de Jon au paternel et au fraternel, ça s’est plutôt bien passé, ouf! Inévitablement, on me recommande de ne pas partir m’installer en Nouvelle-Zélande. Fallait s’y attendre! :)

Puis ça a été mon tour d’aller prendre des nouvelles de Paris et de sa banlieue proche. J’ai mis Jon dans mes bagages et hop, on a fait le tour des amis. Maman aussi l’a rencontré. Tout le monde a l’air de l’apprécier, je suis sur un petit nuage.

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Côté boulot, il y a eu des hauts et des bas ces derniers temps. Les bas: moins de choses intéressantes à faire, trop peu de responsabilités, ma manager qui s’en va, etc. Les hauts: un nouveau client très intéressant, de nouvelles choses à faire, une confiance de la part de l’équipe renouvelée. Je suis dans la phase haute en ce moment: beaucoup beaucoup de boulot, mais ça me motive! Pourvu que ça dure…

La suite du programme avec un voyage à Pragues à partir de ce Vendredi, avec ma copine Caro. Je vous raconterai ça !

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We wish you a Merry Christmas…

janvier 5, 2009 · 2 commentaires

Salut la companie!

Ce n’est pas parce que les fêtes sont finies qu’il faut être morose. Oui, c’est sûr c’est la rentrée, ça caille, faut se lever le matin, prendre le métro et bosser. Alors pour retenir encore quelques instants ces moments de fêtes, voici le compte-rendu de mes Noëls anglais et français.

Il y a quelques mois j’avais proposé à mes colocs d’organiser trois Noëls traditionnels. Un anglais, un australien et un français (suivant nos trois nationalités). Ils ont été enchantés par l’idée et après avoir enfin réussi à fixer trois dates où les cinq pouvaient être là en même temps, nous avons pu gouter aux bons repas traditionnels de chacun de ces pays.

Nous avons commencé par l’Angleterre. Christian et Natasha ont dégoté non sans mal une dinde énoooorme (la seule dans tout le sud de Londres, un 22 novembre, oui on a commencé Noël super tôt). Donc une dinde énoooorme avec des choux de Bruxelles (ils sont fous ces Anglais), des carottes, des pommes de terre et des patates douces roties au four. Miam! Il y avait aussi l’inévitable “gravy” qui est une sauce d’accompagnement des viandes assez épaisse et dont ils ne semblent pas pouvoir se passer. Le dessert, lui, était le traditionnel Christmas Pudding, genre de gâteau aux fruits confis supposé être resté un an sous l’évier, mais celui là venait du supermarché, ouf. Je ne m’attendais pas à grand chose de fameux, et bien j’ai été agréablement surprise!

Le tout était accompagné de bons vins choisis avec précaution par le frère de Bron, oenologue et vendeur de vin. La salle à manger avait pris un air de fête: ambiance guirlandes  et bougies. Et nous avons eu droit aux crackers: ce sont de grosses papillottes qui lorsqu’on les tire font exploser un pétard. A l’intérieur se trouve un petit jouet genre toupie ou billes et une couronne de couleur en papier à se mettre sur la tête et à garder toute la soirée. Evidemment, on a l’air idiot, mais vu qu’on la porte tous, c’est marrant. Mes photos sont malheureusement ratées, donc je ne peux pas vous montrer nos têtes de vainqueurs.

Quelques mois plus tard ça a été mon tour. Evidemment la pression était haute pour la française de la maison. Il fallait leur montrer que oui c’est vrai on sait cuisiner! (Moi qui ait vécu toute mon enfance de plats surgelés…) Je suis donc allée au meilleur supermarché du coin pour être sûre de trouver les meilleurs produits. Le menu était donc le suivant: en entrée foie gras et rouleaux de pruneaux au bacon grillés au four, en plat de résistance des cailles rôties aux raisins accompagnées et marrons et haricots verts. On a enchaîné sur une pause leçon de tarot parce que nos estomacs nous criaient stop. On a repris par un plateau de fromage français et de la salade verte (ce qui a beaucoup étonné l’un des colocs: “comment ça de la salade avec le fromage?”), et en dessert des poires belles hélènes (pas la peine de dire que je me suis ratée sur le chocolat noir à faire fondre).

Là j’ai envie de dire miam!

Il nous reste le dîner australien que nous ferons finalement fin janvier, pour l’Australian Day. Je vous le raconterait à ce moment là…

Et puis, je suis rentrée en France ces deux dernières semaines et j’ai eu le plaisir de voir mes zamis et ma famille. Du petit Noël à 3 avec Maman et Frérot au grand Noël à Nantes du côté paternel avec les 18 cousins, oncles, tantes, grands-parents et “pièces raportées”, tout a été absolument formidable, amusant, touchant et réconfortant. Isn’t it what Christmas is all about?

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Tout vient à point…

décembre 1, 2008 · 3 commentaires

Si vous me connaissez, ne serait-ce qu’un tout petit peu, vous saurez qu’il y a deux choses qui m’intéressent tout particulièrement niveau boulot, l’événementiel et les nouvelles technologies. Et après un début un peu frustrant dans ces deux matières, j’ai eu et vais avoir l’opportunité d’exercer mes talents.

Côté événementiel, nous venons de terminer l’organisation d’un voyage de presse pour une vingtaine de journalistes venant de toute l’Europe au Japon. (Je ne cite pas le client pour ne pas ressortir dans les moteurs de recherche, mais vous devinerez facilement de qui il s’agit). Pendant plus d’un mois, mon équipe et moi avons travaillé d’arrache-pied pour satisfaire notre (bien difficile) cliente. Par contre, on ne s’excite pas, je ne vais pas au Japon, personne de mon équipe ne fait partie du voyage. Mon rôle principal dans tout cela était d’être le point de contact pour tous les journalistes, de récupérer leurs informations, de leur envoyer les nôtres, de leur poser milles questions et de répondre à leurs milles questions. Ce n’était pas en soi un travail difficile, même si coordonner le flux d’information vers et depuis 23 journalistes en même temps n’est pas forcément chose aisée, j’ai pris beaucoup de plaisir à faire ça. J’étais déçue après avoir sympathisé avec une bonne partie de ne pas pouvoir les rencontrer lors de ce voyage au Japon.

Ce n’est qu’une fois la cliente et les journalistes dans l’avion que je me suis rendue compte d’une chose. Ce n’est pas tant l’événementiel qui me plait, mais c’est le côté “projet” avec un début et une fin. Le “quotidien” m’intéresse beaucoup moins. Evidemment, dans mon agence, je suis obligée de passer par là et c’est même la majorité de mon travail. Mais j’espère à plus long terme pouvoir évoluer vers un poste à “projets”. Project Manager, ça sonne bien, non? :)

Côté nouvelles techno, maintenant. Lors de mon entretien de 6 mois en octobre avec ma manager, je lui ai fait part de mon envie de travailler davantage pour la division technologie de l’agence (je suis dans la division corporate), puisqu’à la base, je cherchais à travailler pour des clients en nouvelles technologies et me suis retrouvée en corporate par hasard.

Elle a pris bonne note de tout cela et j’ai moi-même fais un peu d’auto-promotion auprès de mes contacts de la division tech autour de la traditionnelle pinte du vendredi soir. Et bingo, ça a fini par payer. Le voyage au Japon à peine bouclé, la division tech m’embarque sur deux nouveaux clients. RIen de très glamour, c’est du bitoubi. Du quoi? Du bitoubi, du B2B, du Business 2 Business. Pour les non initiés, cela veut dire que ce sont des entreprises qui s’adressent à d’autres entreprises, pas à des consommateurs comme vous et moi (ça, ça s’appelle le B2C, Business 2 Consumer). Donc le premier client gère des chaînes logistiques (supply chain) et l’autre offre des services informatiques (genre data centres). Ah oui, je vous avais prévenu, rien de très glamour, mais je voulais des techs, on me file des techs!

J’ai commencé à travailler aujourd’hui sur ces deux nouveaux comptes et ça va pas être coton: jongler avec des deadlines différentes, trois équipes de travail différentes, des approches différentes, de nouvelles publications à connaître, de nouveaux journalistes à apprivoiser, etc.

Je sens que ma toute nouvelle formation “Gestion de temps” va m’être bien utile!

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C’est pour la bonne cause

novembre 23, 2008 · 2 commentaires

Coquelicot

Coquelicot

Vous avez peut-être vu récemment des photos ou des reportages de personnalités britanniques. Un Gordon Brown par-ci, un Boris Johnson (Maire de Londres) par-là. Si c’est le cas, vous n’avez pas du échapper au petit coquelicot accroché à la boutonnière.

Ce coquelicot, porté de fin octobre jusqu’au 11 Novembre, est le symbole du Poppy Appeal (L’appel du coquelicot), qui commémore les combattants morts au combat lors de la Première Guerre Mondiale, mais aussi ces dernières années, les combattants actuels de l’armée britannique.

Le but de cette action est de se souvenir, mais aussi de rapporter des fonds à la Royal British Legion pour aider les soldats en service ou qui étaient en service.

Le 11 Novembre, à 11h, heure de la signature de l’armistice, toute la Grande Bretagne se tait pour une minute de silence. Les réunions sont repoussées de cinq minutes et pas un téléphone ne sonne. Après cela, les coquelicots disparaissent peu à peu des boutonnières, jusqu’à l’année suivante.

Movember

Movember

Une autre initiative du mois de Novembre, est le Movember. Oui, vous avez bien lu, j’ai écris Mo et pas No. Mo, pour Moustache. Les hommes qui veulent agir contre le cancer de la prostate se font pousser une moustache tout le mois de novembre et ramasse des fonds par leurs amis et collègues. Non seulement c’est amusant (puisqu’ils ressemblent à l’image d’à côté), mais en plus ils rapportent des fonds à une bonne cause.

Tout ça pour dire que les anglais sont de grands amateurs de bonne cause, de “charities”. Ils vont faire des actions (courir un marathon, sauter en parachute, se faire pousser la moustache) et se faire sponsoriser par leurs connaissances et reverser les fonds à la cause choisie. C’est une manière de faire intéressante puisqu’il y a une forme de don de soi dans chacune de ces actions (surtout courir un marathon) pour une cause qui tient vraiment à cœur à la personne, et les fonds amassés sont souvent assez impressionnants. Ce n’est pas une habitude chez nous et j’ai eu du mal à comprendre le principe, “Pourquoi tu vas courir un marathon et demander des sous aux gens?” Maintenant que j’ai vu plusieurs collègues et collocs le faire, j’ai compris, ça ne me surprends plus et je les soutiens quand je trouve la cause intéressante.

Il va bientôt falloir que je me trouve à moi une bonne cause et une action… des idées?

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Elle est plus forte que toi, la crise

octobre 22, 2008 · 5 commentaires

Après un long week-end absolument parfait à Paris, je suis retournée au boulot ce matin.

Ayant à peine fait le tour des 600 et quelques mails qui se sont accumulés pendant mon départ, on append une nouvelle.

L’un de nos clients met la clé sous la porte. Du jour au lendemain. Les salariés sortent avec des cartons de l’immeuble nous racontent des journalistes, mieux au courant que nous, et soudainement très intéressés par l’entreprise. Ils ne sont pas dans la finance, ils sont dans l’énergie.

Le client, lui, après un initial coup de téléphone vers midi pour nous expliquer la situation, est injoignable. On a donc aucune information à fournir aux journalistes qui piafent d’impatience et qui s’amusent de notre impuissance.

Du côté de l’agence, en une minute, on doit tout arrêter. Tous les projets. Tous les efforts mis en place. Le plan d’action sur cinq mois présenté la veille au client qui ne se doutait pas qu’il se retrouverait sans emploi le lendemain.

Cette histoire est du genre “ça n’arrive qu’aux autres”. Je parcourais ces derniers temps le Financial Times, l’International Herald Tribune, et autres Economist en voyant ces photos de banquiers de Londres sortir de leur tour de verre les bras chargés de cartons. Et pourtant aujourd’hui, c’est arrivé à l’un de nos clients. Un client pour qui l’on aimait travailler et pour qui j’allouais le plus grand nombre de mes heures. Pour qui nous avions préparé une campagne en béton armé couronnée de succès (nous venons tout juste d’être nominé pour un Award). Pour qui nous avions des idées et des ambitions. D’ailleurs c’est moi qui avait eu l’idée de la prochaine campagne qui allait durer tout l’hiver. Pas dans les détails évidemment, mais dans les grandes lignes.

C’est dommage.

Il est difficile de prendre du recul sur cet événement. Nous serons sans doute encore demain innondés de coups de fil de journalistes avides de scoop. Ceux-là même à qui nous voulions vendre nos histoires quand notre client allait bien.

Mais ça n’intéresse personne, un client qui va bien.

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Procrastination

octobre 11, 2008 · 3 commentaires

Ces temps-ci mes journées de travail sont tellement intensives que quand je suis à la maison, le soir ou le week-end, je n’ai pas la force de faire quoi que ce soit. En arrivant du boulot (après une heure épuisante de transport), je me fais un plat de pâtes, je m’effondre dans le canapé et je rigoles bêtement devant des émissions débiles avec mes colocs.

Et quand je me sens au meilleur de ma forme, je joue à Guitar Hero que l’un d’eux vient d’acheter… héhé :)

Les vingts bonnes minutes à pied pour aller faire les courses au Sainsbury’s du coin (avec un peu de chance sous la pluie) me font repousser cette nécéssité jusqu’à ce qu’il soit absolument impératif de remplir mes placards.

Et même !! Et même aller faire du shopping me donne la nausée rien que de penser au milliards de filles déchaînées prêtes à me marcher sur les pieds ou à me pousser pour me piquer le seul chemisier rouge taille L disponible chez Top Shop Oxford Street.

Bof!

Bon alors évidemment, il faut que je me trouve un cadre pour accrocher une jolie image que j’ai achetée avant ma phase de procrastination, une carte du monde, un miroir à pied. Il faut que je fasse mes comptes, que je répondes à mes mails, que je lise le blog de Marjo et que j’y poste des commentaires, que j’aille faire mes courses, que je fasse une lessive, que je change mes draps, que je passe l’aspirateur, que je programme mon samedi soir, que je prenne des rendez-vous pour mon week-end à Paris…

Bon je fais ça demain… Promis!

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